Novembre 2009

• Création de « Du souffle » de Philippe Leroux
Rasch de Franco Donatoni

Concert à l'IRCAM donné en clôture du symposium sur le saxophone "le temps du souffle"

Pour en savoir plus : le site de l'IRCAM
 

 

Octobre 2009

• Création du Concerto Grosso de Laurent Dehors au Triton (Paris)

En juin dernier, à l’issue de la première session de travail avec Laurent Dehors autour de la création de son Concerto Grosso, nous, les musiciens du Quatuor Habanera, nous sommes quittés enchantés par la découverte de cette musique festive et tellurique, avec néanmoins quelques interrogations et remises en questions quasi-existentielles.

En effet, bien que malmenés dans nos « petites » habitudes de groupe classique de musique de chambre, ces deux jours ont été l’occasion d’apprendre de nouveaux repères et codes auprès de musiciens ouverts, attentifs et pédagogues. Pourtant, sur l’identité sonore du quatuor « classique » que nous essayons de forger depuis 16 années, sur ces techniques contemporaines dont nous pensions pourtant connaître tous les « trucs », ou encore sur la vélocité, totalement redoutable dans certains passages du Concerto, bien des doutes se sont installés au cours de la session.

Patiemment et avec l’humour qu’on lui connaît, Laurent nous a rassuré et guidé pour nous permettre de prendre notre place au sein du groupe, sans nous travestir et en gardant notre identité sonore. Au contraire, ses talents d’alchimiste et d’orchestrateur l’incitent à associer des timbres classique et jazz pour trouver des couleurs insolites et inouïes au sens premier du terme. Ainsi le quintette de saxophones évoque une bien curieuse section de big band, l’association des graves (sax basse, baryton, clarinette contrebasse) devient une furieuse guitare basse.

Qu’est ce que ce projet ? Est ce de la musique contemporaine, du jazz, du hard rock? Dans ce melting pot de sons, de styles, d’énergies, on retrouve avant tout la cohérence et l’exigence d’un compositeur, qui est au cœur des préoccupations des créateurs d’aujourd’hui en ne se laissant pas enfermer dans des cases et des esthétiques figées. En tant qu’interprètes, nous essayons modestement d’être sur la même ligne esthétique. Et puisque « ça sonne », gageons que le public suivra cette proposition audacieuse !

 

 

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